L'Atelier que nous avons créé est une plate-forme
de compétences constituée autour de Luc SAISON, Architecte
et Isabelle MENU, Architecte Urbaniste et regroupe actuellement
12 personnes.

Notre culture de la gestion du projet est commune et repose sur les mêmes modes opératoires. Cependant, les aspects multifonctionnels de la profession et pluri-disciplinaires
de l'architecture nous ont conduit à mener des expériences diversifiées dans des domaines de compétences complémentaires : réhabilitation, programmation, urbanisme...

Cette démultiplication des approches nous a permis d'élaborer des démarches spécifiques en fonction des problématiques
à traiter.

Notre intérêt constant pour la forme du questionnement comme instrumentation et moyen de repousser les certitudes, nous porte naturellement à convoquer d'autres savoirs, comme autant de gisements d'expertises : paysagistes, ingénieurs, graphistes, artistes... ayant pour objectif commun de cibler au plus près
la demande et d'y répondre dans les meilleures conditions.

Tout projet abordé par l'agence s'initie d'une étude pragmatique sur le contexte pris dans son sens large, qu'il s'agisse du travail à mener sur un existant - la réhabilitation d'un bâtiment - ou d'une réflexion à engager à l'échelle du territoire. Tous les éléments qui qualifient et organisent la spécificité d'un site, son histoire, ses usages sociaux, sa topographie seront analysés et assimilés à un champ d'intensité qui sera interprété dans son ensemble afin d'optimiser, pour chaque projet, le fonctionnement et l'économie pour le transformer en un champ spatial.Nous engageons une démarche de projet où la mise en application spatiale du programme constitue l'étape liminaire à toute élaboration formelle. La créativité ne s'exprime pas uniquement dans l'invention des formes nouvelles, mais dans la reformulation de contraintes existantes : c'est considérer la conception sous la forme d'un "processus ouvert" de l'esquisse à la réalisation.

Les échanges constants avec la maîtrise d'ouvrage participent de cette démarche : sans demande, il n'y a pas d'architecture puisqu'elle répond à un principe de réalité, elle doit être opératoire. Si la tenue des délais de réalisation, les budgets et phasages d'opération sont des constantes fondamentales, ils ne constitue pas un frein à la conception mais un moteur.

C'est une manière d'assigner à une opération la mémoire
d'une multitude d'informations transformées en sensations, perceptions comme autant de déclencheurs d'émotions. Ces astreintes sont une opportunité d'inventer et d'improviser, mais aussi une exigence salutaire à l'élaboration du projet qui décharge en quelque sorte l'architecture de son auto-représentation. Cette approche de la conception évacue tout
à priori formel ou stylistique dans l'élaboration du projet
au profit d'une recherche sur les conditions de production de l'espace - espace intrinsèque au bâtiment ou dans sa mise en relation à son environnement - en s'appuyant sur une culture, une mise en oeuvre et un savoir-faire contemporain.









_